Musashi

Une communauté fraternelle d'hommes libres et déterminés, en alternative aux pièges de la société moderne

Fondamentaux de la communauté : découvrez-les ici

lundi 16 septembre 2019

RECOMPOSITION – LE POPULISME COMME NOUVELLE FORCE POLITIQUE





« Recomposition », le dernier ouvrage d’Alexandre Devecchio publié depuis le 5 Septembre, aborde un sujet constamment scruté et commenté dans les média : l’émergence des populismes dans le monde politique.

Il peut paraître difficile d’écrire et publier un ouvrage sur ce thème, qui occupe déjà fréquemment les colonnes journalistiques et alimente nombre de politologues, philosophes ou sociologues : l’essentiel n’a-t-il pas déjà été dit ?

L’originalité – et le grand intérêt de « Recomposition » - est de montrer que non, justement, la plupart des analystes sont passés à côté de l’essentiel.

Nul sujet n’a été récemment plus analysé que l’émergence des populismes, mais étrangement beaucoup tournent autour plutôt que de le traiter. Nombre d’articles sont des critiques acerbes du populisme, des alertes à la démocratie en péril, des dénonciations d’une loi de la rue menaçant nos institutions, voire d’attaques personnelles sur le style de telle ou telle personnalité. Mais très peu prennent la peine de qualifier au préalable ce qu’est le populisme, ni de tenter de comprendre les raisons de son émergence.

Comme trop souvent, les media mainstream cèdent à l’émotion avant l’analyse, au jugement de valeur avant la description factuelle, à la posture avant la compréhension des causes et des effets. Une attitude d’autant plus cocasse qu’ils s’intronisent trop souvent comme l’élite de la réflexion, reprochant aux populismes de privilégier l’instinct et le ressentiment.

Fidèle à la méthode qu’il employait déjà dans « Les nouveaux enfants du siècle », Alexandre Devecchio décrit longuement - en suspendant son jugement - le phénomène populiste avant d’y voir une menace ou un bienfait. S’il livre quelques verdicts à la fin de son livre, cette humilité devant les faits lui permet de délivrer l’un des rares diagnostics nuancés concernant cette nouvelle vague politique. Le populisme requiert de voir au-delà des apparences, de comprendre que derrière des personnalités au comportement et au style controversés, des questions bien plus authentiques sont posées par leurs électeurs.


dimanche 25 mars 2018

La vie et la dignité de la vie


Donner sa vie. Se sacrifier. N’en tressons pas plus de louanges : ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes nous jouent déjà cette comédie. Pour faire oublier qui ils sont. Pour que le soleil du combattant ne jette pas un contraste trop crû sur leur lâcheté.

Non. Ne pensons qu’à cet acte, au souvenir de ceux qui l’ont accompli et pourquoi ils l’ont fait. A ceux qui nous disent que la dignité de la vie doit être au-dessus de la vie elle-même. Dans des circonstances où l’extrême bassesse se voit répondue par l’extrême noblesse.


Déjà des cerveaux malades font un parallèle que seule leur petitesse leur a fait imaginer. Le sacrifice n’est pas une valeur en soi nous disent-ils. Après tout les « djihadistes » font aussi le sacrifice de leur vie et pensent mourir en combattant.

Les esprits faussés trouvent des raisons là où leur seule lâcheté est présente. Ils ne voient pas cette évidence : seul celui qui a eu le courage d’affronter la vie, sa vie durant, montre de la noblesse à affronter la mort. Le sacrifice n’a de sens et de valeur que parce qu’il provient d’hommes et de femmes qui se sont accrochés à la vie, ont eu la ténacité et l’amour de la poursuivre, de tenir bon pour elle et pour les autres. Ils ont affronté durant des années le dilemme entre la vie et la dignité de la vie.


Le djihadiste ne donne pas sa vie, il la jette. Comme ceux qui n’ont aucun courage, car il n’a jamais montré auparavant qu’il savait tenir quoi que ce soit face à la vie. Face aux duretés de l’existence, il a toujours fui, s’est toujours défaussé, a constamment triché. Et se compose une attitude héroïque qui n’est que son ultime démission, l’aboutissement de sa lâcheté face à la vie dont il n’a pas le courage de tenir la tension. Tel est le visage de l’islamisme, qui ne doit pas être craint : comment avoir peur de ce qui n’est composé que de faibles et de lâches ?


Le courage ultime vient de celui qui s’est accroché autant qu’il le peut à la vie, durant toute sa vie. Et qui malgré son histoire et pour cette histoire, choisit à ce moment de la donner. Pour affirmer que la dignité de la vie surpasse la vie même. La mort de celui qui représente cette dignité répond à la mort de celui qui n’en a aucune.

Colonel Arnaud Beltrame, vous rejoignez dans la légende le Père Maximilien Kolbe, le roi Léonidas, Arie Wilner et les légionnaires de Camerone. Vous êtes ce que l’humanité produit de plus noble.


En ce dimanche des Rameaux, un chevalier chrétien est tombé. Il perpétue le souvenir de Celui qui a donné sa vie pour tous les autres, qui a coupé son temps pour que le temps des hommes se poursuive.

Il faut donc se réjouir. Comme la foule l’acclamant par les rameaux, à son entrée dans Jérusalem. La mort l’attendait, mais il n’y a rien d’étonnant à ce que cette dernière semaine de sa vie ait été saluée par l’allégresse. Il est entré en vainqueur et sa mort ne fut en rien une défaite, tout au contraire.


Car aujourd’hui Colonel Arnaud Beltrame, vous redonnez vie et espoir. Vous défendez tout à la fois la vie et la dignité de la vie, dans une tension que seuls les plus braves ont su affronter. Vous montrez qu’ils ne sont rien et qu’ils ne valent rien : ils le savent et vivent déjà dans la crainte. Aujourd’hui, grâce à vous, nous sommes vainqueurs.


jeudi 25 janvier 2018

La mondialisation heureuse contre l'économie réelle Partie II - Le mystère de l'inflation déguisée



Un curieux phénomène, très peu mis en avant dans la presse économique ou généraliste, est que coexistent depuis environ 2008 deux facteurs contradictoires : une injection massive de liquidités dans l’économie et une faible inflation, celle-ci demeurant à des niveaux peu élevés et ne connaissant pas même d’accroissement sur la période de 2008 à maintenant.

Les quelques économistes ayant abordé le sujet sont en désaccord sur les causes de ce phénomène étrange. L’interprétation qui est proposée ici éclaire d’un jour nouveau le fonctionnement de notre système économique et financier depuis la crise de 2008. Ce qui semble être une petite contradiction est le révélateur d’un mécanisme fondamental institué au rang d’organisation officielle, bien que non déclarée et peu visible.

dimanche 31 décembre 2017

La mondialisation heureuse contre l'économie réelle. Partie I - Trois enseignements des troubles d'Airbus



Nous y sommes : le groupe industriel européen le plus florissant des 5 dernières années, exemplaire quant à sa compétitivité économique et sa stratégie industrielle, se trouve en danger de disparition ou de rachat par les USA. Comment un tel paradoxe est-il possible ? Comment un tel découplage entre les résultats économiques objectifs d’un groupe et sa situation de survie devient-il une réalité ? Le scénario n’est malheureusement pas nouveau. Il traduit le fait que jamais l’opposition entre l’économie réelle et les travers de plus en plus malsains de la « mondialisation heureuse », n’a été aussi forte.

jeudi 12 octobre 2017

Les nouveaux prédateurs



Il y a des siècles de cela, ils annonçaient la couleur. Ils inspiraient la crainte, portaient leur cruauté et leur soif de sang en bandoulière, vivaient de faire régner la terreur par leur seule apparition.

Les plus intelligents comprirent que c’était une faiblesse. Qu’il fallait perfectionner leurs moyens d’oppression. Un caïd faisant régner sa loi ne peut susciter longtemps l’adhésion, même forcée. Personne ne peut sincèrement en faire un projet de vie. Sa défaite est inéluctable face à des guerriers déterminés. Alors vint l’armure des bons sentiments.


jeudi 5 octobre 2017

Prière du combattant




Vous n’aurez pas ma haine. Pas à cause d’un faux humanisme trop répandu. Seulement parce que la haine pourrait me rendre moins efficace pour te trancher la carotide, te détruire de mes propres mains. Le légionnaire, le pratiquant d’arts martiaux apprennent à n’éprouver ni haine ni colère qui pourraient perturber leur seul but : la mise à mort de l’adversaire. Je te tuerai calmement, tranquillement. Je n’éprouverai nulle haine, plutôt de la délectation. Et lorsque tu resteras là, gisant dans ton sang, je n’éprouverai pas plus d’émotion qu’en ayant tué un insecte qu’il fallait éliminer. Tout au plus aurai-je un léger sourire aux lèvres.


Vous n’aurez pas ma haine, elle serait une perte de temps et d’attention que personne n’a à vous accorder. Car vous êtes des inférieurs, vous ne valez rien. Vous prétendez à la pureté parce que votre intérieur n’est qu’une déchetterie et vous le savez. Vous suivez des révoltes de pacotille parce que toute votre vie n’est que pacotille. Face à vos échecs et vos malheurs, vous n’avez jamais eu le vrai courage de bâtir et d’étudier en réponse, courage que ceux qui ont souffert bien plus que vous ont eu et que vous haïssez pour cela. Vous êtes minables de bout en bout. Vous n’avez ni culture ni civilisation, vous n’avez fait que piller celles qui vous dépassaient. Il vous aurait fallu une véritable volonté et une véritable détermination, toutes choses que vous confondez avec la boursouflure de votre ego et de votre aigreur qui se répand comme un chancre. Vous pensez conquérir. Vous ne faites que vous répandre.


Vous n’aurez pas ma haine, je ne la réserve qu’à des adversaires de valeur, qui m’obligent à puiser dans mes ultimes ressources. Vous n’êtes bons qu’à vous attaquer à des femmes sans défense, à des enfants, à des personnes désarmées. Face à des hommes déterminés et hommes d’honneur, vous n’avez aucune chance et vous le savez. Vous n’êtes pas des combattants, vous êtes incapables de maîtriser la moindre de vos pulsions. Vous prétendez lutter contre la décadence du monde et vous violez jusqu’aux enfants, vous vous vautrez dans la pourriture de votre être. Pour cette raison, il n’y a rien à craindre de vous. Vous perdrez, vous avez déjà perdu. Face à des hommes véritables, vous vous répandrez comme des larves écrasées, révélant votre vraie nature et votre fausse religion.


Vous n’aurez pas ma haine. Haïr quelqu’un suppose que l’on a encore un minimum d’estime pour lui.


mardi 29 août 2017

Le langage de l'action


A la mémoire de Paul Watzlawick

Emmanuel Macron aime à se faire passer pour un homme qui a connu le monde de l’entreprise et sa mise à l’épreuve par l’action.

Certaines activités humaines sont cruelles. Notamment, lorsqu’elles requièrent un niveau d’exigence tel que l’on peut juger dès les premières minutes à qui l’on a affaire.

Pour des musiciens chevronnés, celui qui joue dévoile son niveau dès les premières notes. Le mauvais musicien se trahit dans la première minute. Au jeu d’échecs, les quinze premiers coups vous donnent une idée déjà précise de la force de votre adversaire. Le jeu incohérent du débutant se dévoile rapidement.

Il en est de même du monde de l’entreprise. Et plus particulièrement, d’une certaine utilisation du langage par l’entrepreneur, liée à une éthique de l’action.


vendredi 18 août 2017

Leçon de droit à l’usage de ceux qui ont soif de justice



Année 2153. Luc esquisse une moue sévère avant de rencontrer M. Augustin. Le jeune étudiant en droit se sent un peu intimidé, face à la somme de connaissances et d’accomplissements qu’il va bientôt rencontrer pour son cours du soir. Mais la civilisation dont Luc est issu apprend à faire de la peur un enthousiasme. Il pousse la porte de l’ancienne bibliothèque en ayant soif de connaissance et de confrontation.


« Bonsoir Luc. J’ai cru comprendre que tu souhaites t’entretenir avec moi de cette période trouble dont j’ai déjà discuté avec ton condisciple Hector, l’historien. Mais cette fois sur ta matière propre : le droit ! Décidemment, votre génération a de curieuses fascinations, car l’époque qui t’intéresse a ceci de particulier qu’elle était parvenue à pervertir toute valeur, au point de se réclamer de celles-ci mais d’agir exactement à l’inverse. »


« Justement M. Augustin, je veux comprendre comment une société parvient à ce degré d’hypocrisie, qui fait sans doute hurler le simple citoyen, mais dont il ne peut sortir, comme d’une camisole de l’esprit. Il est également enrichissant de comprendre les raisons qui ont poussé des dirigeants à agir de façon aussi pervertie, en plaçant en face de chaque valeur sa version dévoyée qui en prend toutes les apparences mais instille l’inverse dans la société. Indépendamment des jugements moraux que l’on peut porter sur une telle entreprise, parvenir à ce que toute notion doive être prise à double sens en la travestissant relève du tour de force ! »


« Oui, c’est la raison pour laquelle je mets systématiquement des guillemets au mot « dirigeants » pour désigner ceux de cette époque. 

Très bien Luc, commençons par le commencement : tu sais j’imagine, ce qu’est l’état de droit ? »



lundi 26 juin 2017

Aquila

Une fantaisie jupitérienne où la France du Grand Siècle 
s'adresse à la France d'aujourd'hui


Je parcours depuis quelques jours l’excellent “Richelieu”, d’Arnaud Teyssier.

Lorsque le temps que nous vivons devient trop médiocre et déprimant, le Grand Siècle est un refuge sûr.

Il nous rappelle combien notre pays a touché à une période de son histoire, au summum de ce qu’une civilisation peut produire. Les hommes qui ont fait cette époque n’avaient guère plus de cinquante années à vivre, mais ils les employaient au mieux.

Chaque minute de leur vie était engagée à une œuvre utile, n’empruntait pas ces multiples dérobades que notre temps soit disant civilisé a répandu comme des paillettes. 

vendredi 16 juin 2017

L'homme sans qualités


Par ce titre, il ne s’agit pas de dénier tout talent à l’homme qui vient de se faire élire président de la république. Mais de voir en lui ce que le célèbre roman éponyme de Robert Musil dévoile avec tant de lucidité.

Tout comme Ulrich - le héros du roman - Emmanuel Macron présente tous les dehors apparents d’atouts personnels. L’on prête ainsi à Ulrich intelligence, volonté et parfois courage. Musil ne cherche pas à faire le portrait d’un médiocre. Son titre révèle un malaise beaucoup plus profond : « l’homme sans qualités » est appelé ainsi non parce qu’il en est dépourvu, mais parce qu’il faudrait parler d’attributs abstraits le concernant, au sens mathématique du terme, plutôt que de qualités personnelles.

Dans le roman de Musil, Ulrich possède bien certains talents, mais ils se diluent dans un relativisme généralisé, un regard purement formel sur le monde, faisant de toute conviction ou tout engagement un simple protocole d’usage. Les qualités ne sont pas absentes, mais elles ne sont jamais habitées. Comme s’il ne subsistait plus que la liberté de choix à l’état pur, sans le pilotage de la conscience.

Musil parle dans son roman de l’Autriche-Hongrie finissante, sous le sobriquet de « Cacanie », un état qui « ne subsistait plus que par la force de l’habitude ». Les héros de son roman essaient de se donner des causes mais sans y croire. Musil diffuse une ironie perçante et glacée tout au long de son roman, sur le mouvement « d’Action parallèle » que rejoint Ulrich. Ce groupe politique auto-constitué est une dernière tentative de célébrer leur souverain François-Jospeh et leur pays, mais sans que personne ne sache plus ce qu’est leur nation ni ce qui la fonde.

mardi 2 mai 2017

Le système du Docteur Goudron et du Professeur Plume



« Quand un fou paraît tout à fait raisonnable, il est grandement temps, croyez-moi, de lui mettre la camisole. »

Le système du Docteur Goudron et du Professeur Plume, d'Edgar Allan Poe, traduction en français par Charles Baudelaire.


La nouvelle du grand Edgar Allan Poe décrit finalement très bien la situation que nous vivons actuellement en France.

La micro-société de son asile d’aliénés est composée de soignants et de fous, mais avec une frontière de plus en plus poreuse entre ces deux populations. Il devient impossible de savoir qui est fou et qui est médecin, chacun accusant son semblable d’être affecté d’une grave pathologie, et s’investissant de la mission de lui administrer la thérapie qui le remettra dans le droit chemin.

dimanche 5 mars 2017

POKER FACE



Economie exsangue, système éducatif dévasté, pans entiers du territoire livrés à des bandes imposant leur loi, lâcheté généralisée face aux caïds communautaristes mais répression implacable contre ceux qui le font remarquer, justice et média d’une partialité telle qu’elle finit par en être comique, servilité face à la corruption financière de la Commission européenne, qui n’est plus seulement incompétente sur le plan économique, mais devient - sans même prendre le soin de s’en cacher - une usine d’enrichissement personnel aux mains de grands malfaiteurs.

Mais qu’importe tout ceci. Puisqu’il est si facile d’orienter le vote en laissant l’illusion du choix, d’appeler à la justice quand on est soi-même vautré dans la corruption au centuple, de perpétuer le candidat voulu, celui de la reconduite des privilèges, de l’usurpation intégrale du mérite par des coteries aux petits calculs.

vendredi 24 février 2017

DECODEX : Le niveau zéro de la déontologie



Bombardement d’Alep

Méthodologie à la façon du Decodex :

Fact-checking : un hôpital d’Alep Est, zone tenue par la résistance à Bachar El-Assad, a été bombardé par l’aviation russe et par les forces loyalistes. Plusieurs dizaines de malades alités ont été tués, parmi lesquels des enfants en cours de soin, y compris pendant des opérations chirurgicales.

Commentaire : Les troupes russes et les forces de Bachar El-Assad se livrent à des atteintes fondamentales aux droits de l’homme en Syrie, en état de catastrophe humanitaire. Ils ciblent directement et volontairement des populations civiles dans la guerre visant à écraser la rébellion contre le régime syrien.

Evaluation : Pastille rouge ou à minima orange à l’encontre de ceux qui auraient des réserves quant à l’information précédente, purement factuelle. Ceux qui nient cette réalité sont des affidés de Bachar El-Assad ou des Poutiniens en mal de régimes autoritaires, à l’encontre de nos sociétés ouvertes et démocratiques.


Méthodologie proposée par « l’Orque » :

Fait observé à l’origine : un hôpital d’Alep Est, zone tenue par la résistance à Bachar El-Assad, a été bombardé par l’aviation russe et par les forces loyalistes. Plusieurs dizaines de malades alités ont été tués, parmi lesquels des enfants en cours de soin, y compris pendant des opérations chirurgicales.


Faits interdépendants du premier fait :

- La « résistance » située dans les quartiers Est d’Alep est constituée en grande partie de combattants se réclamant de Daesh, d’Al Quaïda ou d’autres factions islamistes dures.

- Les populations civiles de ces quartiers sont prises en otage par les précédents « résistants », qui mélangent à dessein des zones civiles sensibles (hôpitaux, écoles, …) avec leurs postes militaires, selon la technique éprouvée des « boucliers humains ».

samedi 4 février 2017

Le plus séduisant de tous les monstres



De toutes les démocraties, il n’en est guère qui se soient enfoncées aussi profondément que les USA dans toutes les perversions possibles du jeu politique, mais il n’en est guère non plus qui aient laissé une totale liberté de parole à ceux qui dénonçaient les fautes de leur pays.

Les jugements à l’emporte-pièce sur l’actuelle première puissance échouent tous pour cette raison : les USA exercent la séduction du grand pêcheur qui toujours demande rédemption, du mauvais garçon qui parle sans détour de ses propres défauts.

Je ne peux moi-même me départir d’un sentiment de séduction pour ce pays chaque fois que je m’y rends. Nulle part ailleurs ne pratique-t-on l’hypocrisie sociale avec un pareil degré de sophistication, mais nulle part ne dénonce-t-on celle-ci avec une telle fermeté sans détours.

vendredi 16 décembre 2016

Waves



Je suis toute l’activité des hommes, mais je ne suis qu’un presque rien, une simple passerelle, un passage, l’essence même de l’échange.

Pour cette raison rien ne m’arrête, non par la force, mais par une douce insinuation, invisible, patiente, inexorable. Je suis comme l’eau, car quiconque veut me barrer la route ressemble à ce roi qui envoyait son armée contre la mer, avec l’ordre de stopper la marée montante. Les civilisations asiatiques ont compris mieux que toute autre ce pouvoir de l’élément fluide, plus fort que la plus dure des pierres. L’infiltration, toujours victorieuse de la confrontation.

Quiconque s’énerve contre moi et pense s’affranchir de mon courant le paie au double. Je suis ce principe de la nature qui veut que l’on n’obtient jamais rien de profond par la force. Pour que je donne, il faut donner, passer par tous mes points, il n’est pas plus possible d’y échapper qu’à une vérité de l’arithmétique.

vendredi 2 décembre 2016

Les Templiers



Non nobis domine non nobis sed nomini tuo da gloriam


Carlsen l’a emporté une fois encore, mais son noble adversaire, Karjakin, lui a opposé une résistance comme il n’en avait jamais connue. Le grand maître norvégien a senti le frisson de la défaite lors de la 8ème partie du match, avant de se reprendre et déplacer le terrain de l’affrontement vers les parties rapides, où il est quasiment inatteignable. Ces deux combattants de la boxe de l’esprit nous offrent plus d’une leçon quant à l’actualité quotidienne, en même temps qu’un salutaire recul sur celle-ci.

lundi 21 novembre 2016

Le second tour des primaires LR pourrait encore réserver des surprises, en vue des présidentielles


Le scénario suivant du second tour des primaires est à considérer, en admettant qu'il reste une simple probabilité : évitons la cuistrerie des "experts" une fois de plus débordés par le scrutin d'hier, par manque patent de proximité avec les souffrances et les espoirs des français.

Des électeurs de gauche et du FN pourraient être tentés de peser fortement sur le scrutin en faveur de Juppé, pour des raisons bien entendu différentes, mais anticipant toutes deux un coup plus loin sur le chemin des présidentielles.


dimanche 13 novembre 2016

Les nouveaux enfants du siècle : les fracassés sont ceux qui ouvrent la voie


Le nouveau livre d’Alexandre Devecchio élucide deux impressions que nous ressentons tous confusément : La France joue sa survie dans les années qui viennent et sa jeunesse - tout en étant fracassée – en appelle au plus profond de l’histoire et de la symbolique de notre pays, afin d’élever sa force à la hauteur du péril qu’il encourt. 

Ceux que nous pensions les plus écrasés et les plus désorientés, les vingt printemps de la France de 2016, sont ceux qui trouvent ces ultimes ressources, puisant leur force dans un passé millénaire que l’on a pourtant tout fait pour leur arracher.

mardi 1 novembre 2016

Le nouveau charme discret de la bourgeoisie



« Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. »

Charles de Gaulle


Ils ne sont plus réactionnaires, c’est trop critiquable et dépassé.

Ils prônent une société multiculturelle mais mettent leurs enfants dans des écoles où ils n’auront pas à s’y confronter. Ouvrons-nous aux autres, mais restons tout de même entre nous n’est-ce pas ?


Ils veulent sauvegarder l’environnement et la planète et pour cela roulent en vélo ou vont à pied. Bien sûr, ils savent qu’ils font partie de l’infime partie de la population qui peut se permettre de se rendre à son travail de cette façon.

Pour sauvegarder ce privilège, ils sont prêts à rendre la circulation impossible ou interdite dans leur environnement préservé. Cela fait tellement écologiste, n’est-ce pas ? Qu’ils provoquent de monstrueux embouteillages, augmentent drastiquement la pollution et accablent de fatigue plusieurs millions de personnes, les privant de cette précieuse demi-heure supplémentaire pour leur vie de famille et leurs enfants, cela n’est pas leur problème. Après tout, ceux-ci peuvent prendre les transports en commun. Eux ne les prendront jamais : ils sont ouverts et progressistes, mais leur mode de vie est réservé à une certaine caste.



samedi 29 octobre 2016

VIRTUS



Virtus. Le terme romain fut forgé sur les champs de bataille, désignant la bravoure et la détermination au combat. Plus tard, il prit par extension le sens de valeur, de mérite, qu’octroie la fermeté d’âme.

Les significations françaises auxquelles il donne naissance sont multiples : vertu bien entendu, dans son acception morale comme dans le principe puissant et intrinsèque renfermé par une chose, telles les vertus médicinales d’une plante. Sa racine « vir » désigne le principe masculin, celui de l’adjectif « viril ».

Les glissements sémantiques sont toujours révélateurs. En français et de nos jours, le terme de « vertu » est devenu quasi péjoratif. L’attachement à des principes et des valeurs est moqué comme étant suranné et naïf, ou bien effarouché. La vertu est devenue une pudeur de vierge ou encore la défense pathétique du bigot s’accrochant à des principes disparus sous le cynisme de l’époque. Dans la France de 2016, l’éthique est une faible protestation un peu ridicule, pour les Romains elle est une mâle affirmation.