Musashi

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dimanche 20 décembre 2015

Blasphème Salvateur



Au nom de Dieu clément et miséricordieux.

Le croyant ne tue que pour sa seule défense immédiate, si sa vie est directement menacée ou s’il voit commettre un crime devant lui.

Que celui qui ne respecte pas cet ordre de Dieu soit voué aux enfers. Le feu de la Géhenne le consumera, sous le regard de Dieu qui y veillera.

Celui qui enfreint cet ordre et le fait au nom de Dieu commet le pire des crimes. Sa duplicité, son hypocrisie le vouent à Satan. Le châtiment qu’il vivra sera inexprimable, l’enfer qu’il connaîtra fera passer l’enfer qu’il croit connaitre pour un paradis.

De faux croyants tuent des innocents au nom d’Allah, commettent des crimes en Son nom, dans le temps qui est le vôtre.

Il est à présent un devoir sacré et inaliénable, pour tout croyant, de combattre et abattre ces faux croyants, implacablement. Ceci est le sixième pilier de la foi, comme les plus grandes mosquées comportent six minarets : abattre sans merci ceux qui commettent des crimes en se réclamant d’Allah, abomination des abominations, parjure des parjures, hypocrisie des esprits les plus vils.

dimanche 20 septembre 2015

Le temps, le sacrifice et le sacré


Ce texte vient en réponse à une thèse d’Enrico Riboni, penseur athée, sur la violence du christianisme à travers l’histoire :

En tant que chrétien, je vais tenter de relever le défi d’y répondre.

Tout d’abord, je dois annoncer qu’il y a une chose que je ne ferai pas : celle de nier ou minimiser les crimes du christianisme.

Le texte ne mentionne d’ailleurs pas l’un des plus importants en nombre et en atrocité, celui commis par les conquistadors dans l’ensemble de l’Amérique du Sud, avec des actes relatés par Bartolomé de Las Casas qui sont pires encore que ceux perpétrés par Daesh.

Ce serait une excuse trop commode de nier que ces crimes sont attachés au christianisme, en prétendant que les conquistadors avaient de fait perdu leur chrétienté en les perpétrant, tout comme aujourd’hui certains musulmans prétendent que Daesh n’a aucun rapport avec l’Islam. Les actions des conquistadors étaient accomplies « ad majorem Dei gloriam » et tous estimaient agir en vertu et pour le bien de la chrétienté. Qu’ils aient fait passer leurs plus répugnants instincts sous ce manteau d’honorabilité, comme Daesh le fait aujourd’hui avec sa « théologie du viol », en dit long sur l’abjection atavique dont l’humanité est capable.