L’article qui va suivre traite d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre dans l’actualité récente. Il en propose une approche différente, car il renvoie dos-à-dos ceux qui nient toute notion d’identité féminine ou masculine, n’y voyant qu’un facteur culturel, et ceux qui croient en une distinction totalement stricte des caractères féminins et masculins, jusqu’à leur assigner des rôles sociaux et économiques déjà définis.
Aucun de ces deux points de vue extrêmes n’est à la hauteur de la dignité de l’homme et de la femme, ni de la beauté de leur union. L’article rendra probablement furieux les tenants de la théorie du genre, car il ancre les identités féminines et masculines dans des catégories fondamentales du monde, plus profondes que celles des rôles sociaux et économiques. Mais dans le même temps, il cherche à éviter la superficialité de ces rôles, et les stéréotypes sur le masculin et le féminin qu’il faut effectivement balayer.
L’approche proposée enracine le masculin et le féminin dans des notions élémentaires de l’expérience sensible et de la stratégie d’appréhension du monde. Mais pour cette même raison elle est indifférente aux jeux sociaux, et prône une complète égalité de statut et une parité aussi aboutie que possible, dans le monde économique et social. Les gardiens de la cité platonicienne étaient hommes et femmes et devaient représenter à part égale les points de vue masculin et féminin, ce qui dans la société Grecque de l’époque, était proprement révolutionnaire.